NEWS IT

Windows - Hardware - Linux, un système écologique et performant

  • Linux, un système écologique et performant

     

    Linux

     

    Vous rappelez-vous ce qu’étaient les Trabant, ces petites voitures en plastique produites par millions en ex-RDA, censées révolutionner le confort routier non seulement de l’ouvrier est-allemand, mais plus généralement des habitants de tous les pays membres du pacte de Varsovie vers lesquels on les exportait massivement ? Propulsée par un moteur à deux temps monté dans
    une carrosserie en résine artificielle, la Trabant peuplait les routes est-allemandes, hongroises, tchèques et polonaises.
    Les gens qui roulaient en Trabant n’avaient pas vraiment le choix ; ils n’avaient pas opté pour ce modèle par conviction. La Trabant tenait aussi peu la route qu’une Lada, s’avérait tout aussi gloutonne que polluante et bruyante et, au vu de ses performances routières modestes, le coût d’achat et d’entretien était relativement élevé. Imaginez donc un monde où tout le monde roulerait en Trabant. Et imaginez que, dans ce même monde, les Clio, 206, Jaguar XS et autres Porsche 911 seraient gratuites. Elles pousseraient sur les arbres et aussi dans les champs. Il suffirait de les déterrer ou de les cueillir. Les Clio et les 206 seraient prêtes à démarrer, clé en main ou presque, et consommeraient moins de trois litres au cent. Quant aux Jaguar et aux Porsche, elles viendraient en pièces détachées. Quiconque s’aventurerait à récolter et assembler les pièces aurait une belle surprise, car il se retrouverait avec un bolide distillant de belles sensations, un troupeau de deux cents chevaux sous les fesses, consommant moins d’un litre sur cent kilomètres. Un litre d’huile d’olive. Belle utopie, direz-vous. Trop belle pour être vraie. Et pourtant, il est un domaine dans notre quotidien à tous, où dix-neuf personnes sur vingt « roulent en Trabant » et pensent qu’elles n’ont pas le choix parce qu’elles ignorent l’existence des autres Clio, 206 et Porsche, qui poussent à côté. Je parle de l’informatique.
    Dans notre monde imaginaire, les conducteurs de Trabant regarderaient d’un oeil mauvais ces Jaguar qui poussent dans les champs. Forcément, si ça pousse dans les champs, ce n’est pas sérieux ; si ça ne coûte rien, ça ne vaut rien. Et bien évidemment, si ça consomme peu, les performances doivent être décevantes, voire carrément minables. Le conducteur de Trabant est plein de
    mépris envers le conducteur de Jaguar, mépris qui se mue en rancoeur lorsqu’il apprend que les Jaguar tombent très rarement en panne – en tout cas, pas aussi régulièrement que sa Trabant, mais bon. Il doit certainement s’agir d’un mythe, car n’oublions pas que si la Trabant est la voiture la plus populaire, c’est qu’il doit bien y avoir une bonne raison à cela... Or tout cela a lieu dans notre monde, dans le domaine de l’informatique...
    En informatique, la Trabant serait le système d’exploitation Microsoft Windows que les vendeurs vous obligent à acquérir lors de l’achat d’un PC neuf, en vous faisant croire que vous n’avez pas le choix. C’est cher ; vous payez la licence et les options sont toutes facturées à part. Ça ne tient pas la route, au nombre élevé de plantages, et c’est vulnérable à toutes sortes d’attaques de virus et autres vers. C’est gourmand en ressources, ce qui vous oblige à investir dans du matériel suffisamment performant pour avoir un système fonctionnel. Ça vous espionne de partout, sans le moindre respect pour la confidentialité de vos données. Et c’est polluant, parce que votre vieux matériel aux performances désormais trop modestes se retrouve tout bonnement relégué à la casse.

  • 50 millions de tonnes

    Decharge guiyu dechets electroniques

    Surconsommation, suproduction ..... La Terre étouffe sous les déchets électroniques. 50 millions de tonnes d'ordinateurs, de téléphones, de tablettes et autres cartes mères sont jetés tous les ans en Chine, en Inde et dans de nombreux pays d'Afrique. Ces poubelles de nos abus consuméristes prennent en otage leurs populations avec une pollution hautement toxique, et c'est sans compter, désormais, sur leurs propres déchets. Une seule solution : faire durer et recycler. Rien qu'en France, on estime à plus de 100 millions le nombre de mobiles qui dorment dans nos tiroirs, alors qu'il s'en vend toujours 20 millions chaque année. Un vrai gâchis.

     

  • COMMENT DES FABRICANTS RENDENT LEURS MATÉRIELS IRRÉPARABLES

    Pile de l ordinateur portable vieux

     

    Combines parfaites. Joli ordinateur que ce tout nouveau Surface Laptop signé Microsoft ! Fin, racé, élégant… une machine de rêve. Et un vrai cauchemar lorsqu’il tombe en panne. C’est simple, dans ce cas-là, il est juste bon à jeter. À 1 150 € l’engin, au minimum, ça fait mal au porte-monnaie. C’est le verdict sans appel du site Web iFixit, spécialisé dans les tutoriels de réparation de matériel high-tech. Ses ingénieurs ont tenté de le démonter. Une catastrophe. Tout y est collé. “Impossible de changer une prise jack sans la casser.” Son ouverture relève de la boucherie électronique. Microsoft n’est cependant pas le seul fabricant à concevoir des appareils de cette manière. Apple ou Samsung ne valent guère mieux, selon le rapport publié fin juin par Greenpeace, en collaboration avec iFixit.
    Quelque 44 smartphones, tablettes et ordinateurs portables, de 17 marques diff érentes, sortis entre 2015 et 2017, ont été évalués selon trois critères : facilité du démontage, disponibilité des pièces détachées et accès au guide et manuel de dépannage. Résultat, 70 % d’entre eux sont considérés comme compliqués, voire impossible à retaper. En cause tout d’abord, les substances adhésives de plus en plus employées pour fixer les batteries ou les écrans, les éléments les plus fragiles. Cela nécessite de recourir à des solvants spéciaux pour s’en débarrasser et de les manipuler délicatement. “Les appareils dotés d’un écran bord à bord, par exemple, sont très difficiles à ouvrir, souligne Mikael Thomas, fondateur du service de réparation SOSav. Celui-ci n’est plus clipsé, mais collé ; ce qui présente un risque pendant l’extraction.”
    L’usage abusif de soudure est également pointé du doigt. Les mémoires vives ou les disques SSD solidaires des cartes mère afin de gagner de l’espace et faire quelques économies au passage empêchent toute évolution des machines ou tout remplacement d’un composant défectueux.
    Autre constat, le recours à des formats de vis propriétaires qui obligent les réparateurs à s’équiper de tournevis spécifi ques. Quant à l’achat des pièces détachées, elle constitue aussi un sérieux problème. “C’est la clé de voûte du système, explique mikael thomas. Samsung, par exemple, ne nous autorise plus à disposer de stock pour les écrans. Il faut leur envoyer le numéro IMEI du smartphone (son identifiant unique – nDLR)
    pour recevoir un exemplaire de la pièce correspondante. Cela rallonge les délais et alourdit la facture inutilement.” au final, tout semble être imaginé pour décourager la réparation au profit d’un rachat pur et simple d’un produit neuf.
    Produits labellisés. Un véritable gaspillage économique et écologique dénoncé par l’eurodéputé EELV Pascal Durand. Dans son rapport, largement adopté (662 voix pour et 32 contre) par le Parlement européen début juillet, il fait des propositions pour en finir avec ce gâchis.
    Parmi celles-ci, l’obligation pour les fabricants de ne pas fixer les parties sensibles des appareils (batterie et écran) ou d’étendre la durée de garantie lorsque la remise en état dépasse un mois. il encourage, par ailleurs, la mise en place d’incitations fiscales comme une baisse de la TVA pour les services de réparation et l’apposition d’un label sur les produits faciles à dépanner. Son texte doit maintenant passer entre les mains
    de la Commission européenne qui devra ensuite énoncer ses directives.

×