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piratage

  • 31 % d'internautes

     

    Virus informatique 1

    31 % C’est le nombre d’internautes européens qui déclarent avoir été victimes d’un virus ou d’un autre type d’attaque informatique sur ces douze derniers mois. Les pays les plus touchés sont la Bulgarie (58%), Malte (50%), la Slovaquie (47%), la
    Hongrie (46%) et l’Italie (45%). Selon cette enquête de l’office statistique de l’Union européenne, la Francese situe légèrement au-dessus de cette moyenne européenne avec 34% des personnes sondées. Même si 89% des internautes français protègent leur ordinateur, on peut se demander si ces derniers sont bien protégés. De même, ces chiffres se basant sur de simples déclarations, on peut aussi se demander quelle est la part d’utilisateurs se croyant infectés sans toutefois l’être...

  • Usurpation d'Identité - Que Faire en cas d'usurpation ?

     

    Usurpation d indentite

    D’après une étude de YouGov commandé par Verisign (un spécialiste d’infrastructure réseau), 10 % des internautes français ont
    été victimes d’usurpation d’identité au cours des 12 derniers mois. Ce chiffre qui paraît énorme comprend en fait toutes les formes d’usurpation d’identité, y compris la fraude à la carte bancaire. Subtiliser l’identité d’une personne n’est pas si difficile que cela. Il suffit de connaître un nom, une date de naissance, une adresse et le nom des parents de la victime. Grâce à ces premiers
    éléments et avec un peu d’habilité on peut retrouver d’autres informations comme le numéro de sécurité sociale. Les fraudeurs ne se privent pas pour fouiller vos poubelles ou voler dans votre boîte aux lettres à la recherche de RIB ou de toutes autres informations bancaires. Allo ? C’est pour un sondag Le faux sondage téléphonique est aussi un classique. Au début les questions sont d’ordre général puis plus les minutes passent et moins le «sondé» se méfie sur la nature personnelle des questions.
    Le but est parfois de se faire une «vraie fausse» carte d’identité et de collecter assez d’information pour obtenir un prêt bancaire, des prestations sociales ou pour éviter de payer des amendes. Avec Internet, c’est encore plus facile. C’est incroyable le nombre d’informations qu’il est possible d’obtenir grâce à un réseau social ou un blog. En plus de ces techniques, il faut ajouter le phishing (ou hameçonnage) qui consiste à faire croire à un email émanant de votre FAI ou d’une société que vous connaissez
    (banque, boutique en ligne, eBay, etc.) pour vous soutirer des renseignements. Chaque année, en France, on recense 213 000 cas d’usurpation d’identité, un chiffre énorme au regard du nombre de cambriolages (150 000) ou de vols d’automobile (130 000). En moyenne, la somme dérobée s’élève à 1 300 € et 25 % des victimes se plaignent de ne pas avoir pas été remboursées. Outre les trous dans le budget ou le traumatisme psychologique (le fait de devoir prouver «être soi-même» y est pour quelque chose !), les conséquences pour les victimes peuvent prendre des proportions désastreuses puisque 15 % d’entre elles ont été frappées d’interdiction bancaire et 13 % ont été assignées devant un tribunal.

    La Loi : D’après l’article 434-23 du code pénal, le fait de prendre le nom d’un tiers, dans des circonstances frauduleuses et sans l’accord du tiers, est puni de 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende. De plus, le faux et l’usage de faux sont punis de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Notez que vous avez un délai de 3 ans pour agir en justice. Prouver sa bonne
    foi n’est pas une mince affaire puisque la victime ne peut attaquer que s’il y a escroquerie, faux manifeste ou diffamation. En
    clair, utiliser la boîte mail d’un tiers n’est pas en soi punissable : il faut que le pirate s’en serve pour tromper des personnes ou les
    injurier. Le projet de loi LOPPSI devrait changer la donne puisqu’il prévoit d’étendre un peu les dispositions liées à ce genre de problème. Même si les usurpations d’identité numérique représentent une partie infime des faits d’usurpation, les cas sont de plus
    en plus fréquents…

    Que faire en cas d’usurpation d’identité ?
    Dès que la victime se rend compte de l’usurpation d’identité, elle doit immédiatement porter plainte contre X au commissariat ou à la gendarmerie. N’hésitez pas à prendre conseil auprès d’un avocat ou de votre protection juridique car les conséquences sont parfois dramatiques : fichage à la banque de France, prélèvement de sommes importantes sur votre compte, menace de saisie, etc. Dès qu’un juge aura tranché en votre faveur, il faudra faire parvenir la copie du jugement aux organismes qui vous prennent pour un filou : votre banque, la Banque de France, CAF, sécurité sociale, etc.

     

  • Piratage chez Apple

     

    Apple piratage

     

    Les grandes sociétés sont décidément dans la ligne de mire des hackers : après l’attaque de Sony (hack de du réseau de jeu en ligne PSN) et de Sega (hack du Sega Pass), c’est désormais Apple qui semble s’attirer les foudres des hackers.
    Une liste de 27 noms d’utilisateurs et mot de passe cryptés aurait été dérobée sur leur site abs.apple.com. Une broutille ? Certes, mais cela ne semble être qu’un avertissement, le hacker s’étant choisi comme pseudonyme « Not yet serious » («pas très grave pour le moment»).

  • Un combat perdu d'avance ?

    Streaming

    Fraudes en plein boom. Les majors du cinéma, les chaînes de télévision et autres producteurs d’oeuvres audiovisuelles présumaient que le plus dur était derrière eux. En lançant de vastes campagnes d’avertissements et de sanctions envers les personnes s’échangeant leurs créations sur internet, ils avaient réussi à décourager nombre d’adeptes des réseaux peer to peer. Et avec l’essor des plateformes permettant la consommation de vidéos sans limites sur abonnement, ils espéraient offrir une alternative crédible aux sites de streaming illicites truffés de publicités douteuses ou de logiciels malveillants. C’était sans compter sur l’imagination des pirates. Ces derniers ont trouvé le moyen de délivrer quantité de films et de contenus premium sur ordinateur ou même directement sur la télé de façon presque aussi simple et attrayante que des services ayant pignon sur Web. Comment ? en détournant le lecteur multimédia Kodi. Parfaitement légal, ce programme open source, autrefois connu sous le nom de XBMC, est devenu une référence en matière de logiciel media center. Développé par une communauté très active, il se décline aussi bien sur les ordinateurs (Windows, macOS et Linux) que sur les appareils mobiles (android et iOS) ou les boîtiers de télévision (android TV). Nombre de petits fabricants de box TV l’installent d’ailleurs d’office sur leurs produits vendus entre 40 et 100àeuros. Kodi a aussi l’avantage d’offrir de nombreuses extensions dont certaines donnent accès à des services de vidéo en ligne (myCanal, Youtube, Vevo…) ou à des chaînes (TV5monde, Sky news, etc.).

    Extensions populaires. Oui, mais voilà. Des petits malins ont créé des plug-in, hors du catalogue officiel, qui diffusent des contenus issus des sites pirates. Il s’agit, pour l’essentiel, de blockbusters américains ou d’émissions et de retransmissions sportives de chaînes à péage anglophones. Ces extensions frauduleuses séduisent de plus en plus d’internautes. Preuve de leur popularité, le site Web TVaddons, qui en répertorie le plus grand nombre, enregistrait au printemps dernier près de 40 millions de visiteurs par mois selon TorrentFreak, une publication en ligne spécialisée.
    ironie du sort, des pros du streaming illégal voient leurs revenus baisser à cause de ces plug-in qui capturent leurs flux sans afficher leurs lots de réclames louches. Certains se sont adaptés à cette nouvelle donne en proposant des bouquets de chaînes payants, via leurs propres modules pour Kodi, à des tarifs bien inférieurs aux abonnements normaux. Ce nouveau mode de piratage explose dans les pays anglo-saxons et gagne la France. Dans l’un de ses derniers relevés de séance, l’Hadopi rapportait “la préoccupation montante” manifestée par le secteur de l’audiovisuel devant ce phénomène. Les ayants droit tentent tant bien que mal de riposter. au Royaume-Uni, le championnat de foot national (Premier League) a fait bloquer, durant l’été, l’accès à des serveurs diffusant frauduleusement des matchs. Des internautes ont tout de même pu contourner le filtrage à l’aide d’un réseau privé virtuel (VPN). Au Canada, des groupes de médias et de télécoms ont engagé des poursuites
    judiciaires à l’encontre de TVaddons, provoquant la fermeture du site. mais celui-ci est réapparu en août sous un autre nom de domaine. Les pirates gardent encore une longueur d’avance.