NEWS IT

internet

  • Le cyberharcèlement

     

    "Menacer de mort quelqu'un, ça n'est jamais drôle." L'avocat Eric Morain a défendu la journaliste Nadia Daam et l'ex-actrice de films X Nikita Belluci, victimes de cyberharcèlement. Voilà pourquoi la condamnation par la justice est une étape importante selon lui.

     

  • Les dangers des sites pour ados

    Danger les ados vont draguer sur les sites de rencontres

    L'envers du décor des sites de rencontre pour ados. Dans l'une de ses dernières vidéos, le Youtubeur LE ROI DES RATS s'est fait passer pour une fille de 13 ans sur des sites de rencontres réservés aux ados. Et dénonce le comportement des adultes.

     

  • Agir en cas de cyberharcèlement

    Cyber harcelement

    L'occasion de rappeler que ce drame du harcèlement, et notamment du cyber-harcèlement, est une réalité qui touche malheureusement en France plusieurs centaines de milliers d’enfants et de jeunes qui sont concernés.

    La lutte contre ce phénomène est une priorité car il va à l’encontre des valeurs défendues par l’école : le respect de chacun, l’apprentissage de la citoyenneté.

    700 600 ÉLÈVES FRANÇAIS, DE L'ÉCOLE AU LYCÉE, SONT VICTIMES DE HARCÈLEMENT

    Parmi eux, 383 830 élèves sont victimes d'une forme sévère de harcèlement*. Plus précisément:

    • 12% des écoliers (CE2, CM1, CM2) souffrent de harcèlement, soit 295 600 élèves sur 2 463 065. Et 5 % des élèves subissent un harcèlement sévère, soit 123 000 écoliers de cycle 3. (Enquête réalisée par l’Unicef et l’Observatoire).
    • 10% des collégiens subissent un harcèlement, soit 332 000 élèves sur 3 332 000 collégiens. Et 7% des collégiens sont confrontés à un harcèlement sévère, soit 233 000 élèves. (Enquêtes de la Depp 2011, 2013).
    • 3,4% des lycéens souffrent de harcèlement, soit 73 000 lycéens sur 2 140 900. Et 1,3% des lycéens de harcèlement sévère, soit 27 830 lycéens.

    Ces chiffres montrent que les risques de harcèlement sont plus grands en fin d’école primaire et au collège. Au lycée, ils diminuent fortement

    1 ÉLÈVE SUR 5 EST CONFRONTÉ AU CYBER-HARCÈLEMENT

    4,5 % des collégiens sont victimes du cyber-harcèlement. L’utilisation d’internet, des téléphones portables ou encore des réseaux sociaux fait que le harcèlement entre élèves se poursuit en dehors de l’enceinte des établissements scolaires. Le ministère de l’Éducation nationale et l’association e-Enfance ont élaboré un guide pour prévenir et traiter le cyber-harcèlement. Un numéro vert national "Net Ecoute", 0800 200 000, propose des solutions juridiques et psychologiques adaptées à la victime de cyber-harcèlement, à sa famille et au personnel éducatif.

    Une journée nationale "Non au harcèlement" avait été lancée le 5 novembre 2015, pour sensibiliser les plus jeunes, en appui des autres axes de la lutte contre le harcèlement que sont les plans de prévention et de formation des professionnels. Concernant la prévention des situations de harcèlement, le ministère a inscrit le harcèlement dans les programmes d’enseignement moral et civique.

    UN NUMÉRO GRATUIT : LE 3020

    Le numéro vert 3020 "Non au harcèlement", ouvert du lundi ou vendredi de 9h à 18h (sauf les jours fériés), est animé par un réseau de 250 "référents harcèlement" qui est chargé de la prise en charge de situations de harcèlement dont ils ont eu connaissance. Ils aident et conseillent également les écoles et les établissements pour la résolution des situations de harcèlement.

    UN SITE INTERNET ET UNE PAGE FACEBOOK POUR AGIR CONTRE LE HARCÈLEMENT

    www.nonauharcelement.education.gouv.fr oriente et donne des conseils selon le profil de l’utilisateur (victime, témoin, parent ou professionnel). Un ensemble de ressources pédagogiques est mis à la disposition des professionnels et des parents (guides, cahiers d’activités pour le primaire et grille de repérages du harcèlement).

    La page Facebook, qui compte désormais plus de 110.00 abonnés, est fréquentée majoritairement par des jeunes de 13 à 17 ans, mais ce sont essentiellement des femmes de 25 à 44 ans, le plus souvent des parents d’élèves qui y interagissent. De nombreux partenaires institutionnels concernés par la lutte contre le harcèlement suivent également cette page tout comme certaines fédérations de parents du public et du privé.

    1 500 FORMATEURS POUR SENSIBILISER 300 000 PERSONNES

    L’année scolaire 2015/2016 a été marquée par le renforcement de la formation du personnel : d’ici à la fin 2016, 1 500 formateurs seront opérationnels pour sensibiliser 300 000 personnes aux situations de harcèlement. Pour aider la mise en place des formations, un parcours M@gistère (travail à distance et en groupe) de 9 heures a été créé pour le 1er degré. Par ailleurs, la réserve citoyenne lancée le 12 mai 2015, donne la possibilité de s’engager contre le harcèlement et d’intervenir en milieu scolaire.

    Rappelons également sur un plan plus juridique qu'Il n'existait pas en France d'outil juridique spécifique, comme en matière de harcèlement au travail ou dans le couple. La loi du 17 juin 1998 sur le bizutage ne correspondait pas exactement au harcèlement scolaire et c'étaient donc plutôt les violences morales incriminées par l'article 222-33-2 du Code pénal qui trouvent à s'appliquer.

    La création d'un délit particulier est intervenue en août 2014 avec la création de l’article 222-33-2-2 du Code pénal qui dispose que:

    "Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende lorsque ces faits ont causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ont entraîné aucune incapacité de travail.

    Les faits mentionnés au premier alinéa sont punis de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende :

    1° Lorsqu’ils ont causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours ;

    2° Lorsqu’ils ont été commis sur un mineur de quinze ans ;

    3° Lorsqu’ils ont été commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur ;

    4° Lorsqu’ils ont été commis par l’utilisation d’un service de communication au public en ligne.

    Les faits mentionnés au premier alinéa sont punis de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende lorsqu’ils sont commis dans deux des circonstances mentionnées aux 1° à 4°"

    Pour synthétiser, les peines pour harcèlement scolaire peuvent aller pour un mineur de 6 mois à 18 mois (en cas de plusieurs circonstances aggravantes) et e montant de l’amende maximale est fixé à 7.500 euros

    A noter que les mineurs de moins de 13 ans ne peuvent en aucun cas aller en prison ou payer une amende.
    .
    S'il existe des circonstances aggravantes comme:

    • la victime a moins de 15 ans,
    • le harcèlement a été commis sur une victime dont la vulnérabilité (maladie, handicap physique ou mental...) est apparente ou connue de l'auteur,
    • le harcèlement a entraîné une incapacité totale de travail (jours d'école manqués) de plus de 8 jours,
    • le harcèlement a été commis via internet.

    Les peines sont alors aggravées si l'auteur est majeur et les peines de prisons encourues iront de 1 an à 3 ans et les amendes de 15.000 euros à 45.000 euros.

    Ce sont les parents, civilement responsables de leur enfant mineur, qui paieront les éventuels dommages et intérêts.

    Et ces sanctions peuvent le cas échéant se combiner avec les infractions de violence, de provocation au suicide

    Enfin,  les parents de l'enfant harcelé pourront poursuivre l'État devant un tribunal civil, en cas de responsabilité du personnel éducatif.

  • Que faire si vous avez été victime d’une arnaque bancaire en ligne ?

     

    Arnaqnet

    Déposez une plainte le plus rapidement possible.

    La plateforme info Escroqueries au 0811 02 02 17 (prix d’un appel local) pourra également vous conseiller.

    Il est également conseillé de signaler l'arnaque auprès des services de la DGGCRF, de l'ACPR, sur le portail internet-signalement.gouv.fr et sur la plateforme signal-spam.fr.

  • Internet rend t-il plus intelligent ou plus bête ?

     

    Internet

    Ce serait une grave erreur que de s’en tenir aux avantages du Net et d’en conclure que Internet rend plus intelligent. Jordan Grafman, qui dirige l’unité de neurosciences cognitives à l’Institut national américain des troubles et attaques neurologiques, explique que le déplacement incessant de notre attention quand nous sommes en ligne peut rendre notre cerveau plus vif dans le multitâche, mais que cette amélioration se fait aux dépens de notre capacité à penser de façon profonde et créative. « Est-ce que l’optimisation pour le multitâche améliore le fonctionnement – à savoir la créativité, l’inventivité et la productivité ? La réponse est le plus souvent non. Plus vous pratiquez le multitâche, moins vous réfléchissez, moins vous êtes capable de traiter un problème et de le résoudre par un raisonnement. » Il ajoute que vous avez alors plus de chances de vous fonder sur des idées reçues et des solutions toutes faites au lieu de les remettre en question avec un raisonnement original. David Meyer, qui est chercheur en neurosciences à l’université du Michigan, et un des plus grands experts sur le multitâche, va dans le même sens. Autrement dit, le Net ne rend plus astucieux que si l’on définit l’intelligence selon ses normes à lui. Mais si l’on prend l’intelligence dans une acception plus large et plus traditionnelle – si on l’évalue par la profondeur de la pensée plutôt que par sa seule rapidité, on aboutit nécessairement à une conclusion différente et beaucoup plus inquiétante.

  • Une des connexions internet les plus rapides du Monde

    Internet madagascar

     

    Madagascar est l’un des pays les plus pauvres d’Afrique. Pourtant, son internet haut-débit est plus rapide que dans l’Hexagone.

    Elle devance la France, le Royaume-Uni et le Canada. Avec 24,9 mégabits par seconde, l'île de Madagascar dispose de l'une des connexions Internet parmi les plus rapides du monde. Le pays se hisse au 22e rang du classement mondial établi par l'entreprise britannique Cable et arrive en première place sur le continent africain. Les trois premiers pays du monde, Singapour, la Suède et le Danemark, bénéficient, eux, d'une connexion deux à trois fois plus rapide.

    En grimpant de 67 places, Madagascar effectue la remontée la plus spectaculaire du classement. Quartz donne une raison à cela: le pays est relié au réseau EASSy - pour East African Submarine Cable System - soit quelque 10 000 km de câbles s'étendant du Soudan jusqu'en Afrique du Sud. L’aménagement date de 2014, à la signature d'un accord entre Telecom Malagasy et la division internationale opérationnelle de Hong-Kong.

    Rares sont pourtant les résidents de Madagascar à pouvoir bénéficier d'un tel avantage technologique. Seuls 2,1% des 25 millions d'habitants du pays ont accès à Internet, et 13% à l'électricité. Surtout, la bande passante y reste très chère. L'île reste l'un des pays les plus pauvres du continent avec un PIB de 428 dollars par habitant en 2018. 80 % d'entre eux vivent avec moins d'1,60 euro en moyenne par jour, d’après les données de la Banque mondiale.

    Malgré sa rapidité, la connexion Internet reste aléatoire sur ce territoire. En février 2017, un problème technique sur l'infrastructure EASSy a eu d'importantes retombées sur la côte africaine, et entraîné la paralysie du pays entier. Quinze jours de réparation ont été nécessaires pour y remédier. Autant de jours désastreux pour l'économie malgache.  

  • Les Chiffres du Web en France

     

    Les chiffres du web

    Une utilisation quotidienne en France

    • 88 % de la population utilise internet, soit plus de 59 124 241 Français
    • Parmi eux, 91 % utilise internet tous les jours
    • Chacun de ces internautes y passe environ 4h48 quotidiennement

    En d’autres termes, le marché de l’internet français est une véritable opportunité pour tout type d’activité. Blogueur, entreprise ou association, il y aura forcément du public pour chacun !

     

    Un marché important pour le e-commerce

    Sur ce même bilan, nous pouvons trouver d’autres chiffres significatifs concernant le e-commerce :

    • 77 % de la population française a déjà visité un magasin en ligne
    • 70 % a recherché en ligne pour acheter un produit
    • 85 % des Français a acheté un produit en ligne en 2017 (FEVAD)

    Les boutiques en ligne sont nombreuses, il faut donc savoir se démarquer.

  • Les Statistiques de la Sécurité Informatique qui font peur

     

    Securite informatique

    • 160 disparitions de matériel informatique par jour en France
    • + de 80% du trafic e-mail mondial est du spam (très souvent vérolé)
    • + de 30 000 sites de phishing sont actifs (durée de vie moyenne 4 jours)
    • le coût moyen d'un incident de sécurité est de 40.000 €
    • dans 20% des attaques, les entreprises mettent plus d'une semaine pour revenir à une situation de fonctionnement normal
    • 2/3 des entreprises françaises estiment avoir une dépendance forte vis à vis de leur système d'information, 1/4 d'entres elles seulement a mis en place une politique de sécurité

  • Fraude à la carte bancaire : un service pour la signaler en ligne

     

    Que faire en cas de fraude carte bancaire

    En cas de fraude sur sa carte bancaire, après avoir fait opposition auprès de sa banque, on peut signaler directement cette fraude à la police par l’intermédiaire d’un nouveau téléservice baptisé Percev@l. Pour effectuer ce signalement en ligne, il faut créer un compte sur service-public.fr via FranceConnect, et avoir sous la main sa carte bancaire et les relevés d’opérations bancaires litigieuses. Le signalement doit permettre d'aider la police et la gendarmerie à identifier les auteurs d'appropriations frauduleuses ou de recels de numéros de cartes bancaires. Une fois effectué, un récépissé est adressé à la victime, à présenter à sa banque afin de faciliter la demande de remboursement des opérations bancaires litigieuses. Toutefois, ce récépissé ne dispense pas de déposer plainte auprès des services compétents.

  • 31 % d'internautes

     

    Virus informatique 1

    31 % C’est le nombre d’internautes européens qui déclarent avoir été victimes d’un virus ou d’un autre type d’attaque informatique sur ces douze derniers mois. Les pays les plus touchés sont la Bulgarie (58%), Malte (50%), la Slovaquie (47%), la
    Hongrie (46%) et l’Italie (45%). Selon cette enquête de l’office statistique de l’Union européenne, la Francese situe légèrement au-dessus de cette moyenne européenne avec 34% des personnes sondées. Même si 89% des internautes français protègent leur ordinateur, on peut se demander si ces derniers sont bien protégés. De même, ces chiffres se basant sur de simples déclarations, on peut aussi se demander quelle est la part d’utilisateurs se croyant infectés sans toutefois l’être...

  • L' évolution de l'arnaque en ligne

     

    Arnaques sur les sites

     

    L'inventivité des escrocs ne connaissant pas de limite, les méthodes qu'ils emploient sont innombrables. Néanmoins, il reste possible de les classer en deux grandes catégories. La première implique une interaction directe avec la victime, en exploitant sa naïveté ou son laxisme pour lui extorquer les informations nécessaires à l'arnaque. Les techniques archaïques consistaient par exemple à appeler au téléphone un quidam en se faisant passer pour un supérieur hiérarchique ou un "responsable informatique", afin de lui demander ses codes d'accès ou son numéro de carte bancaire. On parlait alors de social engineering
    (ingénierie sociale). Puis, au début des années 2000, la méthode a évolué : à l'aide de faux e-mails ou d'un site web contrefait imitant une autorité de confiance, l'escroc cherche à récupérer les données privées convoitées. Ce phishing reste toujours largement utilisé aujourd'hui, même si de nouvelles techniques bien plus raffinées ont fait leur apparition. À partir de 2007, plus de 50 % des foyers français disposent d'une connexion à Internet à leur domicile. L'ADSL, autrefois réservé aux geeks de la première heure, se démocratise rapidement et de nombreuses personnes font leurs premiers pas en ligne sans connaître les règles de sécurité de base. La plupart d'entre elles ignorent par exemple que n'importe qui peut envoyer un e-mail avec l'adresse d'expéditeur de son choix. Parallèlement, l'explosion des sites de commerce en ligne comme Amazon, Meetic ou LeBonCoin décomplexe peu à peu les internautes – autrefois très méfiants – au sujet de leur carte de crédit. Du pain bénit pour les escrocs.
    Ils se mettent à exploiter ces sites en élaborant de nouveaux procédés de plus en plus subtils : arnaque aux sentiments,
    faux avis, usurpation d'identité, etc. Mondialisation aidant, une véritable industrie crapuleuse se met en place dans certains pays pauvres comme le Bénin ou la Côte d'Ivoire. De nombreuses sociétés spécialisées douteuses se développent également pour duper les internautes avec de fausses offres commerciales. À tel point que désormais, même les personnes les moins crédules peuvent se faire approcher par un escroc et tomber dans le panneau. Oui, c'est de vous qu'il s'agit…

  • Usurpation d'Identité - Que Faire en cas d'usurpation ?

     

    Usurpation d indentite

    D’après une étude de YouGov commandé par Verisign (un spécialiste d’infrastructure réseau), 10 % des internautes français ont
    été victimes d’usurpation d’identité au cours des 12 derniers mois. Ce chiffre qui paraît énorme comprend en fait toutes les formes d’usurpation d’identité, y compris la fraude à la carte bancaire. Subtiliser l’identité d’une personne n’est pas si difficile que cela. Il suffit de connaître un nom, une date de naissance, une adresse et le nom des parents de la victime. Grâce à ces premiers
    éléments et avec un peu d’habilité on peut retrouver d’autres informations comme le numéro de sécurité sociale. Les fraudeurs ne se privent pas pour fouiller vos poubelles ou voler dans votre boîte aux lettres à la recherche de RIB ou de toutes autres informations bancaires. Allo ? C’est pour un sondag Le faux sondage téléphonique est aussi un classique. Au début les questions sont d’ordre général puis plus les minutes passent et moins le «sondé» se méfie sur la nature personnelle des questions.
    Le but est parfois de se faire une «vraie fausse» carte d’identité et de collecter assez d’information pour obtenir un prêt bancaire, des prestations sociales ou pour éviter de payer des amendes. Avec Internet, c’est encore plus facile. C’est incroyable le nombre d’informations qu’il est possible d’obtenir grâce à un réseau social ou un blog. En plus de ces techniques, il faut ajouter le phishing (ou hameçonnage) qui consiste à faire croire à un email émanant de votre FAI ou d’une société que vous connaissez
    (banque, boutique en ligne, eBay, etc.) pour vous soutirer des renseignements. Chaque année, en France, on recense 213 000 cas d’usurpation d’identité, un chiffre énorme au regard du nombre de cambriolages (150 000) ou de vols d’automobile (130 000). En moyenne, la somme dérobée s’élève à 1 300 € et 25 % des victimes se plaignent de ne pas avoir pas été remboursées. Outre les trous dans le budget ou le traumatisme psychologique (le fait de devoir prouver «être soi-même» y est pour quelque chose !), les conséquences pour les victimes peuvent prendre des proportions désastreuses puisque 15 % d’entre elles ont été frappées d’interdiction bancaire et 13 % ont été assignées devant un tribunal.

    La Loi : D’après l’article 434-23 du code pénal, le fait de prendre le nom d’un tiers, dans des circonstances frauduleuses et sans l’accord du tiers, est puni de 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende. De plus, le faux et l’usage de faux sont punis de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Notez que vous avez un délai de 3 ans pour agir en justice. Prouver sa bonne
    foi n’est pas une mince affaire puisque la victime ne peut attaquer que s’il y a escroquerie, faux manifeste ou diffamation. En
    clair, utiliser la boîte mail d’un tiers n’est pas en soi punissable : il faut que le pirate s’en serve pour tromper des personnes ou les
    injurier. Le projet de loi LOPPSI devrait changer la donne puisqu’il prévoit d’étendre un peu les dispositions liées à ce genre de problème. Même si les usurpations d’identité numérique représentent une partie infime des faits d’usurpation, les cas sont de plus
    en plus fréquents…

    Que faire en cas d’usurpation d’identité ?
    Dès que la victime se rend compte de l’usurpation d’identité, elle doit immédiatement porter plainte contre X au commissariat ou à la gendarmerie. N’hésitez pas à prendre conseil auprès d’un avocat ou de votre protection juridique car les conséquences sont parfois dramatiques : fichage à la banque de France, prélèvement de sommes importantes sur votre compte, menace de saisie, etc. Dès qu’un juge aura tranché en votre faveur, il faudra faire parvenir la copie du jugement aux organismes qui vous prennent pour un filou : votre banque, la Banque de France, CAF, sécurité sociale, etc.