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  • 140 Millions

     

    Spotify 568x319

     

    140 MILLIONS C’est le nombre d’utilisateurs revendiqué par le service de streaming musical Spotify, présent dans 60 pays avec un catalogue de plus de 30 millions de titres. Plus d’un tiers ont souscrit à une offre payante pour un accès illimité et sans pub. L’entreprise suédoise est le numéro un du secteur, loin devant Apple Music, qui vient d’atteindre les 27 millions d’abonnés payants. Le Français Deezer compterait, lui, entre 6 et 7 millions de membres payants dans le monde, selon les analystes.

  • Les Humains et les Robots : le Bras de Fer

    Amazone drone

     

    Créé en 1994 par Jeff Bezos, Amazon est l’une des rares entreprises des débuts du Web à avoir survécu. Le secret de sa réussite qui, aujourd’hui encore, inspire les derniers entrants, comme Uber ? Un service impeccable, des consommateurs chouchoutés, mais des salariés chahutés. “Bezos a souvent poussé son personnel avec la finesse d’un chef de nage pour galériens”, écrit le journaliste Richard L. Brandt, l’un de ses biographes.
    Dans ses entrepôts géants où s’entassent des centaines de milliers d’articles attendant d’être livrés en un temps record, l’ancien trader a d’ailleurs décidé de “dématérialiser” sa main-d’oeuvre, c’est encore mieux. Pour tirer coûte que coûte les prix à la baisse et gagner en eficacité, il
    employait fin 2016 plus de 45 000 robots magasiniers dans 20 de ses 140 centres de distribution dans le monde – aucun en France. Au total, les humains restent en supériorité numérique à ce jour, mais pour combien de temps ? “Pour le moment, on ne fait pas mieux que l’oeil humain et on ne sait pas encore le remplacer”, indiquait Ronan Bolé, le directeur des opérations d’Amazon France, à L’Usine Digitale, en septembre
    dernier. “Pour le moment”, comme dit Ronan… Outre des bras automatisés et de petits robots-charriots roulants déjà opérationnels, Amazon, pionnier dans le retail mécanisé, planche sec sur des livraisons par drone ou des machines apprenantes superhabiles pour satisfaire au mieux ses clients. Et il faudrait être bien naïf pour imaginer que ces robots ne nous remplaceront pas mais collaboreront avec les humains. “Ils ont déjà choisi de ne pas plier : voyez les photos des chaînes de montage automobile où il n’y a pas âme qui vive”, remarquait récemment l’économiste Paul Jorion dans 01net Magazine. Au final, Bezos, dont l’inluence est majeure, fabrique un futur paradoxal où nous serons comblés en tant que consommateurs, mais loués comme travailleurs. Les premiers sont bien partis pour avoir la peau des seconds. Qui pourra alors encore remplir leur panier ?

  • L’inventeur du bouton Like dénonce l’emprise des réseaux sociaux

    Like facebook

    Snapchat est pire que de l’héroïne… Ce n’est pas un ermite hirsute qui le dit, mais Justin Rosenstein, l’ancien développeur vedette de Facebook.
    Dix ans après avoir sué jour et nuit pour créer le célèbre pouce en l’air, devenu le symbole du réseau social aux 2 milliards d’utilisateurs,
    l’ingénieur de 34 ans est actuellement en plein sevrage numérique. Il s’élève contre “l’économie de l’attention” instaurée par la Silicon Valley, qui consiste à capter sans cesse l’intérêt des internautes afin de vendre toujours plus de pub. Une étude du cabinet KPCB montre que l’on regarde en moyenne son smartphone 150 fois par jour. Justin Rosenstein dénonce les efets psychologiques de la dépendance permanente aux écrans : diicultés à se concentrer, baisse potentielle du Q.I., conséquences sur le système cognitif… Bref, tous les symptômes d’une drogue
    dure. Le développeur a pris des mesures drastiques pour se libérer de cette addiction. Il s’impose une utilisation limitée de Facebook et boycotte
    Reddit et Snapchat. Comble de l’ironie, il en a même été réduit à demander à son assistant d’installer un contrôle parental sur son nouvel iPhone, pour l’empêcher de télécharger de nouvelles applications. En pleine cure de désintoxication, Justin Rosenstein confie au quotidien
    britannique The Guardian qu’il s’est associé à diférents ingénieurs californiens pour combattre les dévoreurs de “temps de cerveau disponible”. Ces repentis vont jusqu’à inscrire leurs enfants dans des écoles où les iPad, iPhone et autres ordis portables sont interdits. Radical.

  • Les Empires du Net trichent face à l'impôt

    Cash uncle sam top hat

    Les géants du numérique sont  particulièrement doués pour échapper à l’impôt. La plupart d’entre eux élaborent des stratégies financières complexes et jouent sur les différents niveaux d’imposition au sein de l’Union européenne (UE). Ainsi, ils arrivent à ne verser au fisc qu’une maigre partie de ce qu’ils auraient dû payer. Entre 2013 et 2015, Google et Facebook représente un manque à gagner de 5,1 à 5,4 milliards d’euros pour les États européens. Difficile à avaler pour nombre de pays de l’UE confrontés à un fort endettement public et à la grogne de leurs contribuables. La France a profité de l’occasion pour mettre en avant son projet de “taxe d’égalisation” visant expressément les entreprises du numérique. Celle-ci ne serait pas calculée sur la base de leurs bénéfices, comme c’est le cas actuellement avec l’impôt sur les sociétés, mais sur leurs recettes. Car la plupart des Empires du Net installent leurs sièges européens dans les pays où la fiscalité est la plus favorable, tels que l’Irlande, le Luxembourg ou les Pays-Bas. Et ils s’arrangent pour y concentrer leurs profits en facturant depuis ces derniers leurs services achetés ailleurs dans l’Union. En imposant les revenus effectivement réalisés chez eux, les États pourraient récupérer ce qui leur échappe, estime le gouvernement français. À Bruxelles, on mise sur une autre solution. La Commission européenne préférerait réformer l’impôt sur les sociétés. Le déclenchement de celui-ci ne dépendrait plus de la seule présence physique d’une entreprise (c’est-à-dire ses bureaux et ses employés), mais également de son activité numérique, c'est-à-dire en évaluant le volume de données personnelles collectées en ligne dans chaque territoire. Facebook, par exemple, paierait ses impôts en France en proportion du nombre de personnes qui y sont inscrites.

    La Commission pense être en mesure de fixer les règles de sa réforme au printemps 2018. Celle-ci devra ensuite être approuvée par le Parlement européen et par les pays membres. Et c’est là que ça risque de coincer. Car l’unanimité des 28 États est obligatoire pour toute modification de la législation fiscale au sein de l’Union européenne. Or certains d’entre eux, notamment l’Irlande, ne voient pas d’un très bon oeil cette initiative qui pourrait les rendre moins attrayants aux yeux des grands groupes. En attendant que les instances de l’UE se mettent d’accord, les Empires du Net vont pouvoir continuer à minimiser leurs impôts en toute impunité.

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