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Afrique

  • Une des connexions internet les plus rapides du Monde

    Internet madagascar

     

    Madagascar est l’un des pays les plus pauvres d’Afrique. Pourtant, son internet haut-débit est plus rapide que dans l’Hexagone.

    Elle devance la France, le Royaume-Uni et le Canada. Avec 24,9 mégabits par seconde, l'île de Madagascar dispose de l'une des connexions Internet parmi les plus rapides du monde. Le pays se hisse au 22e rang du classement mondial établi par l'entreprise britannique Cable et arrive en première place sur le continent africain. Les trois premiers pays du monde, Singapour, la Suède et le Danemark, bénéficient, eux, d'une connexion deux à trois fois plus rapide.

    En grimpant de 67 places, Madagascar effectue la remontée la plus spectaculaire du classement. Quartz donne une raison à cela: le pays est relié au réseau EASSy - pour East African Submarine Cable System - soit quelque 10 000 km de câbles s'étendant du Soudan jusqu'en Afrique du Sud. L’aménagement date de 2014, à la signature d'un accord entre Telecom Malagasy et la division internationale opérationnelle de Hong-Kong.

    Rares sont pourtant les résidents de Madagascar à pouvoir bénéficier d'un tel avantage technologique. Seuls 2,1% des 25 millions d'habitants du pays ont accès à Internet, et 13% à l'électricité. Surtout, la bande passante y reste très chère. L'île reste l'un des pays les plus pauvres du continent avec un PIB de 428 dollars par habitant en 2018. 80 % d'entre eux vivent avec moins d'1,60 euro en moyenne par jour, d’après les données de la Banque mondiale.

    Malgré sa rapidité, la connexion Internet reste aléatoire sur ce territoire. En février 2017, un problème technique sur l'infrastructure EASSy a eu d'importantes retombées sur la côte africaine, et entraîné la paralysie du pays entier. Quinze jours de réparation ont été nécessaires pour y remédier. Autant de jours désastreux pour l'économie malgache.  

  • African Dream

     

    African dream 2

    Traversée par six fuseaux horaires, abritant 100 langues officielles, 54 pays et plus d’un milliard d’habitants dont la
    majorité ont moins de 25 ans, l’Afrique est un berceau de “digital natives” qui a pris l’habitude de résoudre ses problèmes par le numérique. Avec un taux de pénétration du mobile de 60 à 130 % selon les pays, elle a fait son “leapfrog” (saut de grenouille) en adoptant celui-ci avant la ligne téléphonique fixe et le paiement mobile avant
    d’avoir un compte en banque. La solution de transfert d’argent par mobile M-Pesa, lancée au Kenya en 2007, a aujourd’hui plus de 17 millions d’utilisateurs en Afrique et dans le monde. Au Nigeria, Facebook compte 16 millions
    d’utilisateurs, soit 8,3 % de la population du pays, qui a vu naître Jumia et IrokoTV, les Amazon et Netflix africains. Au Niger, les agriculteurs irriguent leurs champs en envoyant un SMS grâce à une innovation de la société Tech-Innov. Le Kenya comprend 11 hubs pour soutenir les entreprises du numérique et plus de 1 500 start-up. 70 %
    des transactions réalisées dans le pays sont numériques et les factures d’électricité se payent par téléphone. Au Rwanda, les drones permettent de rallier les zones les plus isolées et de réaliser des livraisons de produits de haute nécessité. Avec 52 villes de plus d’un million d’habitants et une croissance de 5 % par an, en 2040, l’Afrique comprendra plus d’un milliard de personnes en âge de travailler, et plusieurs classes moyennes auront fini d’émerger et réclameront des services à la pointe. Mais pour attirer les investissements, l’Afrique doit encore se débarrasser des
    oripeaux de sa mauvaise réputation sur la scène internationale.

    EN CHIFFRES
    2,5 MILLIARDS D’HABITANTS D’ICI 2050
    367 MILLIONS $ D’INVESTISSEMENTS EN 2016
    70 % DE TAUX DE PÉNÉTRATION DES TÉLÉPHONES MOBILES
    16 MILLIONS D’UTILISATEURS FACEBOOK AU NIGERIA

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