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Les 7 péchés capitaux : l'Avarice

Bot

Cet hiver, lorsque la SNCF a lancé TGVmax, son offre de voyage illimitée destinée aux 16-27 ans, Jérôme a sauté sur l’occasion. Prendre le train
à gogo pour seulement 79 euros par mois, quelle bonne affaire pour cet ingénieur de 26 ans qui engloutissait plusieurs centaines d’euros chaque
mois dans ses escapades ferroviaire. "J’habite à Lyon et ma copine à Manosque (alpes-de-Haute-Provence — NDLR), explique Jérôme. À 80 euros l’aller-retour, l’addition finissait par être salée.” Le jeune homme n’a donc pas hésité à s’abonner à cette formule. mais une fois inscrit, les choses se sont quelque peu compliquées. “Je me suis vite rendu compte que la SNCF imposait des quotas. Les places TGVmax attribuées sur un train donné se comptent parfois sur les doigts d’une main”, déplore-t-il. Pour obtenir ce type de billets, il faut se connecter à minuit, trente jours avant le départ, et être un Usain Bolt du mulot. Car, évidemment, les premiers arrivés sont les premiers servis. Las de faire chou blanc, cet as de
l’informatique a trouvé une parade pour griller tout le monde. “Avec mon frère, nous avons développé un bot qui fait le job.” Soit un petit logiciel qui automatise le traitement à la place de l’internaute. Jérôme l’a programmé pour qu’il se déclenche à l’heure voulue, le jour voulu. Malicieusement baptisé RelaxTMax, le programme se connecte sur le site et rafle en quelques secondes la place convoitée. Ça marche si bien que le jeune Lyonnais a décidé de le rendre accessible sur RelaxTmax.com. Le nombre d’utilisateurs reste très confidentiel, comparé aux milliers d’abonnés à TGVmax. mais la SNCF grince des dents au nom de tous ses clients floués par ce subterfuge numérique.
Jérôme n’en fait pourtant pas un business : il ne perçoit aucun revenu, car le bot est gratuit. et il ne s’en sert que pour son usage personnel. Jamais pour amasser des billets qu’il revendrait ensuite au prix fort. On ne peut pas en dire autant de tout le monde.
Invisibles, ces petits robots logiciels infestent le Web et razzient les bonnes affaires.
Robots snipers. Pas besoin d’être un cador en informatique pour développer son propre aspirateur de bons plans. Certains sites comme TicketBots.net en proposent des dizaines en téléchargement gratuit ou payant. Les “snipers d’enchères” tel Snippy’s.net empoisonnent la vie des amateurs d’eBay. Ils sont programmés pour dégainer la meilleure offre, juste avant la clôture. “Je me fais régulièrement piéger par des acheteurs qui surenchérissent de quelques centimes au dernier centième de seconde, déplore un eBayer. D’autres que moi se sont-ils fait prendre ?” Hélas oui ! en particulier ceux qui sont à la recherche de chaussures de sport à prix discount. Pour dénicher une paire de nike, les “Sneakers Bots” sont impitoyables. avec Another Nike Bot, par exemple, il suffit d’enregistrer le modèle désiré, la pointure et les informations de paiement pour mettre le grappin sur les pompes dès leur mise en vente. et de les revendre beaucoup plus cher. Un fléau qui mine aussi les billetteries en ligne. Voilà près de trois ans, de nombreux fans de U2 ont été privés du concert de leur groupe préféré au Madison
Square Garden (à New York). moins d’une minute après l’ouverture de la vente, un de ces robots raflait à lui seul... plus de 1 000 places !

 

internet tentation bot

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