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Avec internet tout est permis - Arnaques en ligne

  • Que faire si vous avez été victime d’une arnaque bancaire en ligne ?

     

    Arnaqnet

    Déposez une plainte le plus rapidement possible.

    La plateforme info Escroqueries au 0811 02 02 17 (prix d’un appel local) pourra également vous conseiller.

    Il est également conseillé de signaler l'arnaque auprès des services de la DGGCRF, de l'ACPR, sur le portail internet-signalement.gouv.fr et sur la plateforme signal-spam.fr.

  • L' évolution de l'arnaque en ligne

     

    Arnaques sur les sites

     

    L'inventivité des escrocs ne connaissant pas de limite, les méthodes qu'ils emploient sont innombrables. Néanmoins, il reste possible de les classer en deux grandes catégories. La première implique une interaction directe avec la victime, en exploitant sa naïveté ou son laxisme pour lui extorquer les informations nécessaires à l'arnaque. Les techniques archaïques consistaient par exemple à appeler au téléphone un quidam en se faisant passer pour un supérieur hiérarchique ou un "responsable informatique", afin de lui demander ses codes d'accès ou son numéro de carte bancaire. On parlait alors de social engineering
    (ingénierie sociale). Puis, au début des années 2000, la méthode a évolué : à l'aide de faux e-mails ou d'un site web contrefait imitant une autorité de confiance, l'escroc cherche à récupérer les données privées convoitées. Ce phishing reste toujours largement utilisé aujourd'hui, même si de nouvelles techniques bien plus raffinées ont fait leur apparition. À partir de 2007, plus de 50 % des foyers français disposent d'une connexion à Internet à leur domicile. L'ADSL, autrefois réservé aux geeks de la première heure, se démocratise rapidement et de nombreuses personnes font leurs premiers pas en ligne sans connaître les règles de sécurité de base. La plupart d'entre elles ignorent par exemple que n'importe qui peut envoyer un e-mail avec l'adresse d'expéditeur de son choix. Parallèlement, l'explosion des sites de commerce en ligne comme Amazon, Meetic ou LeBonCoin décomplexe peu à peu les internautes – autrefois très méfiants – au sujet de leur carte de crédit. Du pain bénit pour les escrocs.
    Ils se mettent à exploiter ces sites en élaborant de nouveaux procédés de plus en plus subtils : arnaque aux sentiments,
    faux avis, usurpation d'identité, etc. Mondialisation aidant, une véritable industrie crapuleuse se met en place dans certains pays pauvres comme le Bénin ou la Côte d'Ivoire. De nombreuses sociétés spécialisées douteuses se développent également pour duper les internautes avec de fausses offres commerciales. À tel point que désormais, même les personnes les moins crédules peuvent se faire approcher par un escroc et tomber dans le panneau. Oui, c'est de vous qu'il s'agit…

  • Fraude de la facture FAI

    Meilleur fournisseur internet

    Pourquoi devrions-nous débourser de 40 à 50 euros par mois pour un accès à Internet quand il existe des offres à moins de 20 euros ? Même à ce prix, il semble possible de profiter des dernières technologies, notamment des débits impressionnants de la fibre. Sauf que certains abonnements à moins de 20 euros ne sont pas forcément lowcost sur la durée. Car la plupart des fournisseurs d’accès à Internet indiquent des tarifs de base attractifs et les augmentent de 5, 15 ou même 25 euros au bout de six mois ou un an. Auxquels il faut ajouter de 3 à 5 euros mensuels pour la location de la box. Des frais rarement mentionnés dans le prix de la prestation. Heureusement, cette pratique devrait prendre fin dès le 1er février 2018 : la répression des fraudes a en effet mis en demeure les opérateurs d’intégrer la location de la box dans les tarifs affichés sous peine d’une amende de 15 000 euros. Peu dissuasif ! Nous avons donc calculé ce que les différents forfaits coûtaient réellement sur les deux premières années d’abonnement. Résultat : SFR et Bouygues Telecom proposent les solutions les plus économiques.
    Lors du test d’éligibilité de votre ligne, vérifiez que vous disposez d’un débit suffisant (au moins 2 Mbit/s) pour recevoir la télé par Internet. Rien ne vous oblige ensuite à accepter l’option TV de l’opérateur retenu.

  • comment se passer des Fournisseurs d'Accès à Internet (FAI)

     

    Faifrance

    Flash-back. En septembre 2002, l’opérateur Free bouleversait le petit monde des télécoms en lançant sa première Freebox. Pour 29,99 euros
    par mois, le Freenaute pouvait surfer sur le Net en illimité, passer des coups de fil et regarder la télévision.
    Les opérateurs phare du moment (Wanadoo, Club Internet, Tiscali, etc.) n’avaient alors pas d’autre choix que de suivre le mouvement.
    Quinze ans plus tard, la France compte 28,1 millions d’abonnés à Internet en haut et très haut débits, selon le dernier observatoire publié en octobre 2017 par l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes). Parmi eux, 6,1 millions profitent de la connexion ultrarapide (de 30 à 100 Mbit/s), dont 2,6 millions connectés en fibre optique de bout en bout. Soit 880 000 personnes de plus que l’année dernière. Porte d’entrée sur le Web, la box, depuis, a endossé d’autres rôles. Elle s’est muée en routeur sans fil afin de donner l’accès à Internet à tous les appareils de la maison, a remplacé le magnétoscope pour enregistrer les émissions télé et tente à présent une percée dans le monde des jeux vidéo à la demande. Étonnamment, c’est elle aussi qui tire le marché mobile. Toujours selon l’Arcep, un tiers des forfaits pour
    smartphone serait lié à un accès fixe grâce aux offres couplées des opérateurs. Trop de surcoûts. Mais ce boîtier à tout faire n’est pas exempt de défauts. “Sitôt que je passe la porte de ma chambre, je ne capte plus mon réseau Wifi, alors que ma Livebox ne se trouve qu’à quelques mètres dans le salon”, râle Véronique, cliente d’Orange. “Alors que je paye 49 euros par mois, je n’ai même pas accès à la totalité de l’espace de stockage de mon disque dur pour enregistrer mes émissions, se plaint Karine. SFR me réclame 30 euros juste pour ce déblocage. C’est mesquin.” Le prix de la location de la box, lui aussi, a parfois du mal à passer. “Bouygues Telecom la loue 3 euros par mois, en plus de l’abonnement aux services, maugrée Jean-Pierre. C’est un peu comme si, lorsque vous louez une voiture, on vous facturait la clé de contact en supplément.”
    Les technophiles expérimentés peuvent toujours refuser ce coût supplémentaire. Ils devront alors investir environ 200 euros dans un modem routeur compatible avec le réseau de leur fournisseur d’accès à Internet (FAI), puis obtenir de ce dernier qu’il leur fournisse les données de connexion indispensables avant de se lancer dans des paramétrages pointus. De quoi s’arracher les cheveux, alors que tous ces réglages sont gérés en toute transparence par la box que les opérateurs fournissent pour de 3 à 5 euros par mois. Une configuration maison. En revanche, si passer par le FAI reste la solution la plus confortable, rien ne vous empêche de faire des économies en vous constituant des services sur mesure. Choisissez l’abonnement le moins cher, ce qui en diminue le budget télécoms jusqu’à 40 % sur deux ans. Oubliez l’offre télévision et investissez dans un boîtier Android TV qui vous fournira ce service gratuitement. Stockez vos enregistrements sur un disque dur externe, dont c’est la spécialité. Enfin, confiez votre réseau Wifi à un vrai routeur ou à un kit CPL, pour bénéficier d’un accès dans toutes les pièces de la maison. Bien sûr, tous ces équipements ont un prix. Néanmoins, contrairement à la box, ils vous appartiennent. Libre à vous de les revendre quand sera venu
    le moment de muscler votre installation.

  • Comment sortir de l’enfer des jeux d’argent en ligne

     

    Jeux argent ligne

    Les joueurs sur Internet sont deux fois plus nombreux qu’en 2010. Et les accros de se multiplier. Pour éviter d’y laisser sa chemise, les méthodes de sevrage ne manquent pas. L’Observatoire des jeux du ministère de l’économie révèle que, sur le Web, le Taux de Retour au Joueur
    (TRJ) est de 85 %. Le TRJ est la proportion des sommes collectées que les plateformes de jeu restituent à leur clientèle. 
    340 000 internautes sont tombés dans la spirale infernale de l’addiction aux jeux d’argent en ligne. “Un chiffre officiel mais assurément
    sous-évalué. Ce dont on est sûr, c’est que la tendance est à la hausse”, déplore éric Bouhanna, fondateur d’adictel, une association d’aide aux joueurs dépendants. Selon l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), 2 millions de Français parieraient sur internet, les enjeux ayant bondi de près de 50 % en un an. Rien qu’au premier trimestre de cette année, à eux tous, ils se sont délestés de 1,8 milliard d’euros ! il faut dire que tous les sites de jeu sont accessibles depuis le smartphone que nous avons tous en poche.
    Reste à savoir laquelle des trois méthodes suivantes sera la mieux adaptée …

    1. Réussir à s’autoréguler. Une méthode pour continuer sans se
      sentir frustrée ? limiter ses enjeux à 20 euros par mois et surtout, faire durer sa cagnotte sur les tables à 50 centimes ou à un euro, jouant les présélections l’après midi pour que le site abonde le compte. et ainsi pouvoir entamer des parties plus sérieusement le soir.
    2. Se résoudre à appeler au secours. Souvent, le soutien des proches et la volonté ne suffisent pas. Mieux vaut alors s’orienter vers une association spécialisée. “Et, comme dans tous les cas d’intoxication, le plus tôt est le mieux”, avance Amandine Luquiens, psychiatre et
      addictologue à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-marne). Leurs sites Adictel (Adictel.fr), Joueurs info service (Joueurs-info-service.fr) et SOS joueurs (Sosjoueurs.org), que l’on peut joindre par téléphone mais aussi par messagerie et tchat, délivrent des conseils. et cela, de jour comme de nuit ! au bout du fil, des psys, des avocats ou des assistants sociaux, professionnels spécialisés dans l’addiction, se relaient. D’abord pour écouter. Près de la moitié des appels qu’ils reçoivent concernent les jeux d’argent en ligne.
      Contre 5 %, il y a cinq ans. autant dire qu’il ne faut pas se croire un cas isolé. “Sur Adictel, notre modèle de soin prend comme point de départ le rapport au jeu à travers un quiz”, dit Amandine Luquiens. Les questions sont simples. Passez-vous beaucoup de temps à jouer ? Ouvrez-vous simultanément plusieurs sessions de jeu ? misez-vous plus qu’un certain montant ? Savez-vous combien vous avez perdu dans le mois ? “Tous ces facteurs cumulés correspondent à un certain niveau de risque que nous avons corrélé avec le fait d’être, ou non, un joueur problématique probable”, détaille la psychiatre. Puis son équipe met au point des techniques de thérapies en ligne pour les parieurs dont le risque est identifié. Objectif : intervenir avant qu’ils ne basculent totalement dans la dépendance. Pour ceux-là, après la phase de prise de conscience, et après avoir émis l’envie de s’en sortir, la deuxième étape consiste à poser des règles, comptabiliser l’addiction. Cela veut dire choisir les sites et réduire leur utilisation, limiter les mises quotidiennes, puis mensuelles et, surtout, mesurer les pertes.
    3. Solution ultime : se faire interdire de jeu. Pour les autres, les vrais accros, une consultation, voire un suivi médical s’impose. et il faudra sans doute passer par une solution extrême. Se faire interdire de jeu. Pour les habitants d’Île-de-France, en prenant rendez-vous auprès du ministère de l’Intérieur. Pour les autres, par courrier. Comme précisé sur Servicepublic.fr (bit.do/dy4nm). mais attention, cette mesure administrative ne s’applique pas seulement aux 14 sites de jeu autorisés en France. Elle s’étend aussi aux salles de casinos et aux cercles de jeu physiques. et pour une durée non réductible de trois ans. Les joueurs pensant qu’une plus courte période de sevrage leur suffira, choisiront donc plutôt l’auto-exclusion. moins radicale, cette autre démarche consiste à demander aux plateformes la clôture de leurs comptes pour la durée de leur choix. L’Arjel oblige les sites français à indiquer explicitement la procédure à suivre. Parieurs compulsifs, il vous reste cependant à jouer le jeu. Si vous voulez vraiment vous en sortir…
  • Une armée de satellites pour connecter la planète

     

    Satellites internet

    Travail à la chaîne. apporter une connexion internet haut débit et bon marché partout sur terre, jusque dans les coins les plus reculés, à l’aide
    d’une noria de satellites placés en orbite basse. Facebook, google et SpaceX, la firme spatiale d’elon musk, y réfléchissent sérieusement. mais c’est une entreprise peu connue, baptisée OneWeb, qui est en passe de concrétiser ce projet fou. Créée par l’ingénieur et entrepreneur américain Greg Wyler, qui s’est déjà fait les dents sur un réseau de 12 engins spatiaux (O3b Networks), elle a obtenu les fréquences nécessaires auprès de l’Union internationale des télécommunications et a levé 1,7 milliard de dollars. De quoi démarrer le déploiement d’une flotte qui devrait compter à terme 900 satellites ! elle vient justement d’inaugurer sa première chaîne d’assemblage à Toulouse en partenariat avec airbus. Ces deux sociétés, qui ont lancé une filiale commune pour l’occasion, vont en profiter pour sortir dix premiers engins en testant leurs techniques de fabrication. Celles-ci seront ensuite dupliquées à la fin de l’année sur deux autres chaînes, actuellement en construction en Floride.
    L’objectif étant de produire quotidiennement de deux à trois satellites, de 150 kg chacun. Une première dans l’industrie spatiale, habituée à fabriquer des astronefs de quelques tonnes en plusieurs mois et sur mesure. afin de tenir la cadence, les techniciens pourront s’appuyer sur des robots collaboratifs qui transporteront et assembleront les pièces ainsi que sur des systèmes en réalité augmentée leur montrant la marche à suivre. Le premier satellite doit être mis sur orbite en mars 2018, puis testé durant cinq mois. Ses petits frères le rejoindront ensuite, par grappe,
    au rythme infernal d’un lancement tous les vingt et un jours.

  • Les 7 péchés capitaux : l'Envie

    Instagram

    Etre soi, c’est parfois barbant. Fatiguant même. Alors des fois, pourquoi ne pas s’inventer une vie ? Et maquiller la réalité au blush du mensonge. Sur Facebook, facile de ne poster que des photos valorisantes de soi afin de se rapprocher d’un idéal. Personne ne va vérifier le contrechamp, trop occupé à faire la même chose. Fastoche aussi de se faire plus beau sur Instagram grâce aux outils de retouche supersimples présents d’office sur de nombreux smartphones. De toute manière, sur les réseaux sociaux, notre première réaction n’est pas de douter mais de regarder. La preuve avec Eduardo Martins. appelons-le ainsi, même s’il n’existe pas. Pendant trois ans, ce voleur d’identité s’est fait passer pour un photographe de guerre talentueux et baroudeur, présent sur tous les théâtres d’opérations en Irak ou en Syrie. Communiquant via les messageries instantanées et les réseaux sociaux, il est parvenu à tromper son monde, donnant des interviews, parvenant à vendre à de grands médias internationaux et des agences de presse des clichés dont il n’était pas l’auteur. Pour duper les moteurs de recherche d’images censés traquer les reproductions frauduleuses, le mystificateur a tout simplement floppé les photos, c’est-à-dire inversé la gauche et la droite, modifié un poil les cadrages et l’exposition. Les algorithmes d’intelligence artificielle, bêtement floués par ce jeu d’enfant, ne se sont rendu compte de rien. Pour parfaire la tromperie, Eduardo Martins n’a reculé devant aucun artifice, même grossier. Orphelin, miraculeusement guéri d’une leucémie à l’âge de 25 ans, ce fictif Brésilien de 32 ans, au physique de surfeur, n’oubliait pas d’avoir un grand coeur. Humanitaire pour l’ONU à ses heures perdues, il racontait comment il donnait un coup de main à une ONG recueillant des enfants séropositifs. Plus c’est énorme, plus internet adore. Suivi par 120 000 abonnés sur Instagram, l’imposteur est tombé en septembre dernier grâce à une enquête de BBC Brasil. telle
    une baudruche, il a fait pschitt !
    S’il faut trouver une morale à cette histoire, tournons-nous vers un autre mytho d’envergure, Tommaso Debenedetti. Longtemps surnommé “le plus grand menteur d’internet”, il usurpait des identités sur Twitter afin de diffuser de fausses informations. Une des victimes de cet affabulateur italien, dont il avait annoncé la mort, fut l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa. Il écrira à son sujet, dans un essai sur la société du spectacle : “Debenedetti justifie son comportement par un joli paradoxe :‘ J’ai menti, mais seulement pour dire une vérité.’ Laquelle ? Que
    nous vivons dans une époque malhonnête. Que tous les outrages sont pardonnés s’ils amusent et divertissent suffisamment de personnes.” Rappelons que divertir vient du latin divertere, soit détourner l’attention.

  • Les 7 péchés capitaux : l'Avarice

    Bot

    Cet hiver, lorsque la SNCF a lancé TGVmax, son offre de voyage illimitée destinée aux 16-27 ans, Jérôme a sauté sur l’occasion. Prendre le train
    à gogo pour seulement 79 euros par mois, quelle bonne affaire pour cet ingénieur de 26 ans qui engloutissait plusieurs centaines d’euros chaque
    mois dans ses escapades ferroviaire. "J’habite à Lyon et ma copine à Manosque (alpes-de-Haute-Provence — NDLR), explique Jérôme. À 80 euros l’aller-retour, l’addition finissait par être salée.” Le jeune homme n’a donc pas hésité à s’abonner à cette formule. mais une fois inscrit, les choses se sont quelque peu compliquées. “Je me suis vite rendu compte que la SNCF imposait des quotas. Les places TGVmax attribuées sur un train donné se comptent parfois sur les doigts d’une main”, déplore-t-il. Pour obtenir ce type de billets, il faut se connecter à minuit, trente jours avant le départ, et être un Usain Bolt du mulot. Car, évidemment, les premiers arrivés sont les premiers servis. Las de faire chou blanc, cet as de
    l’informatique a trouvé une parade pour griller tout le monde. “Avec mon frère, nous avons développé un bot qui fait le job.” Soit un petit logiciel qui automatise le traitement à la place de l’internaute. Jérôme l’a programmé pour qu’il se déclenche à l’heure voulue, le jour voulu. Malicieusement baptisé RelaxTMax, le programme se connecte sur le site et rafle en quelques secondes la place convoitée. Ça marche si bien que le jeune Lyonnais a décidé de le rendre accessible sur RelaxTmax.com. Le nombre d’utilisateurs reste très confidentiel, comparé aux milliers d’abonnés à TGVmax. mais la SNCF grince des dents au nom de tous ses clients floués par ce subterfuge numérique.
    Jérôme n’en fait pourtant pas un business : il ne perçoit aucun revenu, car le bot est gratuit. et il ne s’en sert que pour son usage personnel. Jamais pour amasser des billets qu’il revendrait ensuite au prix fort. On ne peut pas en dire autant de tout le monde.
    Invisibles, ces petits robots logiciels infestent le Web et razzient les bonnes affaires.
    Robots snipers. Pas besoin d’être un cador en informatique pour développer son propre aspirateur de bons plans. Certains sites comme TicketBots.net en proposent des dizaines en téléchargement gratuit ou payant. Les “snipers d’enchères” tel Snippy’s.net empoisonnent la vie des amateurs d’eBay. Ils sont programmés pour dégainer la meilleure offre, juste avant la clôture. “Je me fais régulièrement piéger par des acheteurs qui surenchérissent de quelques centimes au dernier centième de seconde, déplore un eBayer. D’autres que moi se sont-ils fait prendre ?” Hélas oui ! en particulier ceux qui sont à la recherche de chaussures de sport à prix discount. Pour dénicher une paire de nike, les “Sneakers Bots” sont impitoyables. avec Another Nike Bot, par exemple, il suffit d’enregistrer le modèle désiré, la pointure et les informations de paiement pour mettre le grappin sur les pompes dès leur mise en vente. et de les revendre beaucoup plus cher. Un fléau qui mine aussi les billetteries en ligne. Voilà près de trois ans, de nombreux fans de U2 ont été privés du concert de leur groupe préféré au Madison
    Square Garden (à New York). moins d’une minute après l’ouverture de la vente, un de ces robots raflait à lui seul... plus de 1 000 places !

  • Les 7 péchés capitaux : la Paresse

    Smartwatch examen

    Prêts à tout pour entrer en fac de médecine, trois étudiants thaïlandais ont sorti le grand jeu. en mai dernier, ils ont dépensé près de 20 000 euros dans une panoplie de triche digne de la CIA. Équipés de caméras miniatures camouflées dans des lunettes connectées et reliées à des montres communicantes, ils ont pu photographier les sujets du concours dès le début de l’épreuve. ils les ont ensuite transmis à des complices grassement
    rémunérés, qui poireautaient à l’extérieur. Les bonnes réponses s’affichaient ensuite sur leur montre connectée.
    Dans un pays où les toubibs peuvent devenir millionnaires, l’investissement devait s’avérer rentable. Mais un surveillant plus finaud que ses collègues a fini par détecter le dispositif. Les fraudeurs ont été bannis à vie, et l’épreuve annulée. On se serait cru revenu au temps des
    Sous-Doués, film culte des années 80, qui mettait en scène une bande de cossards décidés à tromper les examinateurs du bac. À l’époque, les
    cancres se contentaient de transmetteurs audio, de projecteurs planqués dans une valise ou de réponses codées en morse qu’ils tambourinaient
    sur un tam-tam. Mais aujourd’hui, avec l’explosion des smartphones et autres gadgets connectés, les appareils servant à stocker des informations ou à communiquer à distance font florès. Du coup, la chasse aux pompeurs est encore plus délicate que lorsque le malheureux Michel Galabru essayait de prendre Daniel Auteuil, alias Bébel, en flagrant délit de tricherie.

    À chacun sa parade. en Chine, des drones patrouillent dans les salles d’examen afin de brouiller les signaux radio émis par les étudiants. en
    Éthiopie, l’accès au net est coupé dans tout le pays durant les périodes d’examen. en France, nos pontes de l’Éducation Nationale ont imposé un
    mode examen sur les calculatrices pour la prochaine session du bac. La mémoire de l’appareil, bloquée, empêche ainsi d’y récupérer d’éventuelles antisèches. Les élèves seront donc obligés de changer de modèle, avec la bénédiction de nos fonctionnaires à Palmes académiques. Les constructeurs de calculettes, eux, se frottent les mains.

    Il n’est pourtant pas exclu, d’ici à juin 2018, que des hackers trouvent une parade. Ou que les élèves adoptent de nouvelles façons de gruger les examinateurs. Comme celle mise au point par une jeune Britannique. elle a recouru à une lampe Led à rayons ultraviolets pour lire, lors de l’épreuve, 24 pages de notes recopiée à l’encre sympathique. elle aussi s’est fait prendre et radier des concours. encore une cliente pour Fauxdiplomes.org !

    Tricher à un examen est considéré comme une fraude. Vous risquez de subir des sanctions disciplinaires et des sanctions pénales devant le tribunal correctionnel. Les cas de triche sont sévèrement sanctionnés, il reste donc préférable d'éviter de prendre des risques.

  • Les 7 péchés capitaux : la Gourmandise

    Like us on fb follow us on twitter

    Nous sommes tous des M&M’s. Des petits points d’audience à attraper. Des exhausteurs de notoriété pour les artistes et les marques qui communiquent sur le Web. Le paquet est vide ? ils en veulent encore. Par gourmandise. Pour l’ego. Prêts à s’acheter une bonne réputation auprès de dealers de clics vendant de faux profils. Dans le top 10 des personnalités françaises les plus suivies sur Twitter, la moitié trimballerait
    plus d’abonnés factices que de vrais followers. Gad Elmaleh, Cyprien ou M. Pokora doperaient ainsi leur audience pour mieux la monétiser.
    Cette tentation du toujours plus ne concerne pas que les idoles médiatiques. On se souvient de ce directeur de la communication de la chaîne hôtelière Accor, tombé en 2013 pour avoir posté sur Tripadvisor une centaine de faux commentaires négatifs sur des établissements concurrents. Achats de Like, de vues et d’avis élogieux... toutes ces petites magouilles sont
    encouragées par l’opacité des grandes plateformes internet. Prenez Facebook. Le réseau social garde secret la façon dont les contenus défilent sur le fil d’actualité de ses utilisateurs. L’an dernier, plusieurs gros annonceurs lui ont reproché de gonfler artificiellement l’audience des publicités filmées diffusées sur les timelines. Autrement dit, de leur faire
    payer des messages qui n’étaient pas vus. L’entreprise de Mark Zuckerberg s’est alors excusée platement pour cette erreur de mesure, tout en
    précisant qu’elle n’affectait en rien ses tarifs. Ben voyons !
    Audience truquée. Plus récemment la société Integral Ad Science France révélait que le nombre de vidéos commerciales s’affichant dans un contexte inapproprié ou inefficace était en hausse de 47 % début 2017. en d’autres termes, elles sont facturées pour apparaître sur des sites diffusant des discours haineux ou des images violentes, ce que les marques n’apprécient guère. Mais la multiplication presque infinie des supports conjuguée à la sophistication des modes de diffusion créent un brouillard derrière lequel il est bien difficile de débusquer ces petits arrangements avec la réalité des audiences.

  • Les 7 péchés capitaux : la Colère

    Fausses fiches de paie

    Côté finances, Pierre, architecte, et sa compagne, journaliste, n’ont pas à se plaindre. ils ont pourtant dû mentir pour louer à Paris un trois
    pièces à 1 300 euros par mois. “Nos revenus mensuels avaient beau être très confortables, les propriétaires et les agences immobilières nous retoquaient, au motif que notre situation n’était pas assez stable”, témoignaient-ils il y a quelques années dans les colonnes du quotidien Le
    Monde. Le couple de travailleurs freelance a donc eu recours au logiciel de retouche Photoshop pour changer le contrat de Madame en CDI et
    produire deux certificats de travail bidon. La production de faux documents, en passe de devenir une épreuve obligée, cristallise la colère
    des candidats locataires. D’après l’association pour l’accès aux garanties privatives, plus de la moitié des Français ne satisfont pas aux exigeants critères des bailleurs. Depuis 2015, Karotpay.com propose ainsi de créer sur son site des fiches de paie en deux minutes. Son patron nous assure par un bref mail (il n’a pas voulu nous parler) qu’il ne s’adresse désormais qu’aux entreprises.
    Ce qui ne l’empêche pas de vendre des bulletins de salaire à l’unité, pour 20 euros, ou des attestations de travail à 7 euros. Les internautes
    peuvent aussi s’orienter vers Faussesfichesdepaie.com afin d’y acheter, à partir de 25 euros, fiches de paie, attestations d’employeurs,
    contrats de travail, avis d’imposition ou justificatifs de domicile.

    Falsifier un bulletin de paie revient à utiliser « un faux » selon le Code pénal. L''usage de faux est une infraction dont la peine encourue peut atteindre 3 ans de prison ferme et jusqu'à 45 000 euros d''amende (article 441-1 du Code pénal)

  • Les 7 péchés capitaux : l'Orgueil

     

    Algorithms

    Pendant des siècles, on nous a rebattu les oreilles avec les jeux de l’amour et du hasard, et tout le tralala. Mais s’il ne s’agissait, en fait, que d’une
    banale histoire de calcul mathématique ? C’est ce qu’a voulu démontrer une certaine amy Webb. mordue de chiffres, cette dynamique célibataire américaine décide, en 2013, de développer son propre algorithme pour craquer un site de rencontres, Jdate. afin de déterminer avec quels profils de princes charmants elle est compatible, elle élabore une méthode de notation fondée sur 72 traits de personnalité.
    Après avoir espionné les réactions de femmes face à dix faux profils masculins, cette statisticienne trouve comment optimiser une annonce, le type de photo gagnante et la taille maximale d’un texte percutant, soit 97 mots. À la fin, elle rencontre le grand amour ! À la même époque, Chris mcKinlay se servait, lui aussi, des mathématiques pour draguer, en hackant l’algorithme de matching d’OkCupid, une plateforme de dating très populaire aux ÉtatsUnis.
    Recherche de données, écriture d’un script en langage Python, utilisation de formules pour récolter et traiter les données provenant de 6 millions de réponses issues de 20 000 femmes, création de deux panels de filles... Bingo, les rancards pleuvent ! Le mathématicien choisit alors la cible où il a le plus de chances de cartonner : les donzelles plus âgées que lui raffolant de mecs aux jobs créatifs, éditeurs ou designers. Quatre vingt huit
    rendezvous plus tard, il tombe sur Christine, 28 ans, qui trouve son projet “sombre et cynique” et l’épouse.
    Quant aux nuls en équation qui en
    ont assez de se prendre une veste avec des inconnu(e)s, ils ont la possibilité de faire appel à un “dating assistant”. Celui ci se fera un plaisir
    d’échanger à leur place et de répondre en ligne à des cibles amoureuses potentielles. Sur internet, ces oâres d’accompagnement au flirt numérique, payantes, existent depuis 2010.
    Leur avantage ? elles évitent blessures narcissiques et bleus à l’orgueil inutiles. Selon plusieurs témoins, dans l’immense majorité des cas, la
    personne “bananée” ne découvrirait pas la supercherie.

  • Les 7 péchés capitaux : la Luxure

    Alibi

    Sur ce coup-là, Sébastien n’a pas été très inspiré. Pour passer la nuit avec sa maîtresse, ce Cannois de 34 ans n’a pas hésité à inventer une sombre histoire de kidnapping. “Pas près de revoir ton mec, on le garde”, mentionne le SMS envoyé à son épouse. Madame s’affole, et signale sa disparition aux gendarmes. Le lendemain matin, le mari volage réapparaît. “Je viens d’être relâché par mes ravisseurs”, pipeaute-t-il, avant de réitérer son bobard devant les enquêteurs. mais ceux-ci flairent l’entourloupe. Résultat, Sébastien est condamné à trois mois de prison avec sursis et à 5 000 euros d’amende pour “dénonciation mensongère entraînant des recherches inutiles”.
    S’il avait su, il aurait fait appel à un pro sur internet. Son alibi bidon lui aurait coûté beaucoup moins cher et, surtout, Madame ne l’aurait pas
    prié de faire ses valises… “Une liaison à cacher ? Un trou dans votre emploi du temps ? Pas de stress, on s’occupe de tout”, clame le site de mon.alibi. “Mon associé et moi avons lancé ce service d’alibis, le premier du genre, dès 2001”, confie Gérard, l’un des deux fondateurs. Leur job : inventer des boniments pour sortir leurs clients du pétrin. Fausse note d’hôtel ou de restaurant, invitation factice à un séminaire, reproduction
    d’un billet d’avion électronique, etc. Leurs craques n’ont d’autre limite que l’imagination débordante de ces champions de l’esbroufe. Gérard assure toutefois qu’il respecte la loi, en s’en tenant à des mensonges circonscrits à la sphère privée de ses clients. il s’interdit également de
    produire de faux papiers d’identité. Question tarifs, ceux-ci sont assez variables : comptez 50 euros pour la production d’un simple document,
    de type facture d’hébergement afin de justifier un déplacement, ou jusqu’à 90 euros de l’heure, plus les frais, lorsqu’il s’agit de mijoter une fable perfectionnée. Certes, le “métier” requiert une bonne dose de créativité. Quatre vingts pour cent des demandes traitées concernent l’adultère. Et deux tiers d’entre elles proviennent de femmes. “Les hommes font plus volontiers appel à nous dans l’urgence, lorsque les premiers soupçons de leur moitié les obligent à trouver une parade, explique Gérard. Les épouses, elles, anticipent leur demande plusieurs semaines à l’avance. Ce qui nous donne le temps de préparer un scénario élaboré.” Pour les affabulations les plus sophistiquées, il fait appel à un acteur. Récemment, il a employé un comédien qui jouait le rôle d’un oncologue. “L’alibi consistait à convaincre un mari que sa femme devait être hospitalisée pendant un mois, se souvient Gérard. Elle devait passer des examens poussés, sans pouvoir recevoir de visites ni être contactée, car le protocole médical exigeait un isolement total. Ça c’est très bien passé.” et de conclure : “Notre cliente avait été soignée pour un cancer du sein, on a misé là-dessus.” madame a fricoté pendant un mois avec son amant et est devenue, si on ose dire, une cliente... fidèle.

    Gérard se félicite aussi de compter parmi ses abonnés un patron d’une “très grosse entreprise du CAC 40. C’est un féru de ski, comme sa secrétaire, qu’il emmène chaque année une semaine aux sports d’hiver. Cela nous oblige à trouver un nouvel alibi tous les ans.” L’année dernière, Gérard lui a dégoté des billets d’avion et des documents corroborant un déplacement aux ÉtatsUnis pour rencontrer les managers de sa filiale. Madame a dormi sur ses deux oreilles, pendant que son PDG d’époux fignolait son planté de bâton.

    Jamais les derniers à jouer les polissons du polochon, certains de nos hommes politiques sont aussi des habitués de mon.alibi.free.fr. “Un
    député européen – qui était candidat à l’une des primaires présidentielles – nous a demandé un coup de main afin de balayer les doutes de son épouse, raconte Gérard. On a dû traficoter sa facture de téléphone en supprimant ses appels vers un numéro compromettant. On l’a fait réaliser par un maquettiste pro d’Excel, puis on a glissé l’enveloppe au logo de son opérateur SFR dans sa boîte aux lettres. Sa femme n’y a vu que du feu !”

  • Les tentations du Net

    Tentations internet

    Sur le net, on n’est jamais très clean. Toujours prêt à tricher. Pas envie de débourser un centime pour une série Netflix ? La même, gratuite,
    se trouve un clic au-dessous. Facile de dénicher des fichiers piratés ou de l’information non payante c'est même devenu un sport pour les champions du contournement que nous sommes. On ne vous jette pas la pierre, parce qu’on profite tous de ces moyens qui nous servent à
    accéder à tout. Tout le temps. et le résultat est impeccable. Car les logiciels aussi, par leur qualité technique, nous ont fait entrer dans un monde de clones. De copies numériques parfaites. Avec un équipement plutôt sommaire, il est possible de confectionner de faux documents plus vrais que les originaux.

    Tous escrocs ? notre terrain de jeu est gigantesque. Profiter de l’anonymat des algorithmes et des réseaux sociaux pour se faire passer pour un autre ou pirater à son profit des billetteries en ligne... Jouer de l’opacité et de la technicité des technologies afin de trafiquer des chiffres d’audience ou de tricher aux examens... tout devient possible. L’escroquerie n’est jamais loin. Les histoires des 7 péchés capitaux que vous allez découvrir se savourent avec délice, mais avec recul. Si le vice est parfois plus imaginatif que la vertu, il ne doit pas nous faire oublier la loi et la raison.

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